En 2007, Nicolas Sarkozy avait parlé d'un "New Deal écologique", d'une révolution dans la prise des décisions environnementales, d'une nouvelle ère. Deux ans et demi après les réunions du Grenelle de l'environnement, en octobre 2007, l'Assemblée s'apprête à traduire dans la loi les principes de ce "New Deal". Votée à la quasi-unanimité en octobre 2008, la loi dite Grenelle I consistait en une série d'engagements sur la politique environnementale du pays. Après avoir été voté par le Sénat en septembre, le projet de loi Grenelle II, examinée à l'Assemblée entre le 4 et le 7 mai, entre dans le vif du sujet. Il s'agit, selon le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, d'un "monument législatif" qui fournira une "boîte à outils" pour appliquer les engagements environnementaux inscrits dans la loi Grenelle I.
"Pour qu'un homme comme moi puisse tenir un discours qui propose tant de changements, (...) pour qu'un gouvernement de la République soit prêt à prendre des engagements publics, il faut de la conviction… Comment voulez-vous que nous ne les tenions pas ?", disait M. Sarkozy dans son discours de clôture du Grenelle (fichier PDF). Crise économique, impopularité présidentielle et pressions intenses aidant, la conviction s'est émoussée et certains engagements ont fait long feu. Initialement prévue dans le projet de loi de finances 2010, mais retoquée par le Conseil constitutionnel fin décembre 2009, la taxe carbone a finalement été abandonnée par le gouvernement en mars, après la déroute des régionales. De la même manière, le projet de loi Grenelle II présenté à partir de ce mardi a été expurgé de certaines des mesures emblématiques. Plus de 1 600 amendements ont été déposés sur les 250 articles du texte de loi. Les députés se pencheront sur le texte dans le cadre de la procédure d'urgence et dans un "temps global" fixé d'avance, ce que permet le nouveau règlement de l'Assemblée.
Source: lemonde.fr
Les reculs sur l'énergie éolienne ont cristallisé les critiques de l'opposition au projet de loi Grenelle 2, examiné par les députés à parti du mardi 4 mai. L'UMP a renoncé à une disposition contestée sur l'énergie éolienne qui aurait imposé un seuil minimum de 15 mégawatts pour les nouvelles implantations de fermes, a annoncé Patrick Ollier, qui avait fait voter, en commission, un amendement en ce sens.
Le français Saint-Gobain et l'italien Enel ont rejoint le projet Desertec qui ambitionne de fournir à l'Europe 15% de son électricité d'ici 2050 en exploitant les énergies renouvelables dans les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
L'espagnol Red Electrica et le groupe marocain Nareva ont également décidé de participer à ce projet énergétique évalué à 400 milliards d'euros qui lie l'Union européenne, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, a annoncé lundi l'organisme qui pilote cette initiative.
La semaine dernière, la compagnie américaine First Solar, premier fabricant mondial de cellules photovoltaïques en 2009, avait annoncé sa participation pour une période initiale de trois ans.
Source: Reuters
Les pays de l'Union européenne devraient dépasser leur objectif collectif d'arriver à une part de 20% d'énergie renouvelable dans leur consommation énergétique d'ici 2020, a estimé jeudi la Commission européenne.
Après examen des prévisions nationales des pays européens, Bruxelles estime que cette part atteindra 20,3%. Les énergies renouvelables sont principalement d'origine hydroélectrique, éolienne et solaire, mais proviennent aussi des biocarburants ou de la biomasse.
Chaque pays dispose aussi d'un objectif national calculé sur sa capacité à accroître sa part d'énergies renouvelables et seuls cinq Etats (Belgique, Danemark, Italie, Luxembourg, Malte) estiment qu'ils ne l'atteindront pas. Il devront donc acheter de l'énergie renouvelable à d'autres pays qui ont des surplus.
En 2009, la part des sources renouvelables était de 9% dans l'UE, dont 63% provenaient de la biomasse et des déchets biologiques.
L'objectif européen sur les énergies renouvelables s'inscrit dans un plan climatique plus large visant à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.
La Suède va augmenter significativement sa production d'énergie renouvelable dans la décennie qui vient et entend notamment installer 2.000 éoliennes supplémentaires.
Elles seront de la taille de celles actuellement en service et devraient fournir au pays environ 10 terawattheure (TWh) par an.
Fin 2008, le pays exploitait 1.156 éoliennes, selon l'association Swedish Wind Energy qui regroupe les acteurs du secteur.
Actuellement, environ 20% de la production d'énergie suédoise est de source renouvelable et le gouvernement souhaite que cette part atteigne les 50% en 2020.
Source: AFP