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«Du côté des renouvelables, nous allons tous être étonnés par l'essor du solaire (…), déclarait au Figaro Thierry Desmarest, au moment de quitter son fauteuil de président du conseil d'administration de Total.
Ce n'est donc pas un hasard si la compagnie française a annoncé mercredi sa participation à la construction de la plus grosse centrale au monde à concentration solaire, qui sera située au sud-ouest d'Abu Dhabi. Il s'agit également de la première installation de ce genre au Moyen-Orient.
Après avoir raté le virage de l'éolien, le groupe énergétique désormais dirigé par Christophe de Margerie veut donc se donner les moyens de réussir celui du solaire. D'ailleurs, il consacre quelque 20% de son budget recherche & développement et environnement aux énergies nouvelles.
À Abu Dhabi, la centrale affichera une puissance de 100 mégawatts, alimentée par 219 000 miroirs paraboliques répartis sur une superficie de 2,5 km². D'un point de vue technique, les miroirs captent l'énergie solaire pour produire de la vapeur d'eau qui elle-même fait tourner des turbines électriques. Le coût de la construction de l'usine est estimé à quelque 600 millions de dollars (500 millions d'euros). Pour l'occasion, trois partenaires se sont associés au sein d'un consortium mené par Masdar, le représentant des Emirats arabes unis (à hauteur de 60%), devant Total et l'espagnol Abengoa (20% chacun).
Ce projet s'inscrit dans la stratégie d'Abu Dhabi d'assurer 7% de sa consommation d'énergie via du renouvelable à l'horizon de 2020. La centrale, baptisée Chams 1 (Soleil 1) requiert un chantier d'une durée de deux ans, qui doit démarrer au troisième trimestre de cette année.
Les ambitions de Total dans le solaire dépassent largement le projet d'Abu Dhabi. À preuve, la compagnie française a annoncé en début de semaine une prise de participation de 25,4% dans le capital de la start-up américaine AE Polysilicon, spécialisée dans la fabrication de panneaux photovoltaïques, via une technologie très pointue.
D'une manière générale, tous les grands énergéticiens sont à l'affût des start-up innovantes dans le solaire, dont les travaux permettent de réaliser des économies de coûts de production considérables. En France, la quête est d'autant plus forte que les objectifs sont ambitieux : l'implantation d'une centrale solaire dans chacune des régions françaises dès 2011 et la multiplication de la capacité photovoltaïque par vingt-trois d'ici à 2020.
Source: lefigaro.fr
Le français Saint-Gobain et l'italien Enel ont rejoint le projet Desertec qui ambitionne de fournir à l'Europe 15% de son électricité d'ici 2050 en exploitant les énergies renouvelables dans les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
L'espagnol Red Electrica et le groupe marocain Nareva ont également décidé de participer à ce projet énergétique évalué à 400 milliards d'euros qui lie l'Union européenne, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, a annoncé lundi l'organisme qui pilote cette initiative.
La semaine dernière, la compagnie américaine First Solar, premier fabricant mondial de cellules photovoltaïques en 2009, avait annoncé sa participation pour une période initiale de trois ans.
Source: Reuters
Nicolas Sarkozy a mis en service mardi à la Réunion la ferme photovoltaïque de Pierrefonds (sud de l'île) dans le cadre d'un projet qui doit permettre, selon lui, de faire de la Réunion une "référence" en matière d'énergies renouvelables.
"L'outre-mer, et singulièrement la Réunion, ne peut pas viser un simple rattrapage économique par rapport à la métropole. La Réunion a les moyens de voir plus loin et de viser plus haut", a déclaré M. Sarkozy.
"En matière d'énergies renouvelables et de réduction des émissions, c'est La Réunion qui va montrer le chemin et c'est la Réunion qui va devenir une référence pour la France et une référence dans le monde", a-t-il estimé.
La ferme photovoltaïque de Pierrefonds, officiellement "branchée" mardi par le chef de l'Etat au réseau EDF, fait partie d'un projet baptisé Gerri (Grenelle de l'environnement à la Réunion-réussir) qui vise à rendre l'île de l'océan Indien totalement autonome en matière d'énergie d'ici 2030.
Le président est resté muet sur la révision attendue des tarifs de rachat par EDF de l'électricité solaire, dont les producteurs craignent une baisse. "Je crois à l'avenir de la Réunion, je souhaite le développement économique de votre territoire", a lancé Nicolas Sarkozy aux élus locaux.
Arrivé lundi soir à la Réunion en provenance de Mayotte, M. Sarkozy doit présenter dans l'après-midi ses voeux à l'outre-mer avant de regagner Paris.
Source: AFP