EDF Energies Nouvelles négocie actuellement des contrats de fourniture de parcs éoliens clefs en main (DVAS) aux Etats-Unis, a déclaré son directeur général, David Corchia, lors du forum sur l'énergie organisé par Reuters à Paris.
Le patron du spécialiste des énergies renouvelables, filiale à 50% d'ED, a en outre estimé que la volonté de développer le secteur était plus forte que les craintes en matière de dérapage des dépenses publiques dans un contexte de restrictions budgétaires.
"A-t-on déjà signé les DVAS de 2012? Non, mais c'est normal; nous en avons quelques-uns en projet dans le solaire et nous menons pas mal de négociations aujourd'hui avec des 'utilities' aux Etats-Unis pour signer sur des parcs éoliens qui seront livrés en 2012", a déclaré David Corchia.
"Il y a de la demande aujourd'hui en Californie pour des DVAS et des contrats de fourniture d'électricité. Je ne suis pas en train de dire qu'il y a une demande énorme ou une surchauffe, mais il y a de la demande", a-t-il ajouté.
Concernant les effets de la crise, David Corchia a déclaré: "Très peu de pays ont décidé d'arrêter leur soutien aux énergies renouvelables. Dans les pays où nous sommes présents, je n'en connais pas (...). Certains en parlent et testent le marché, mais très peu ont décidé d'arrêter ou même de réduire leur soutien."
"La volonté de créer l'industrie des énergies renouvelables est plus forte que la crainte d'augmenter les dépenses publiques. Combien de temps cela va-t-il durer, et cela va-t-il durer? (...). Mon sentiment, c'est qu'on est en train d'aller chercher les industries de demain et l'énergie de demain et qu'on ne va pas s'arrêter. J'en suis convaincu."
Le directeur général d'EDF Energies Nouvelles a confirmé que le groupe visait 4.200 MW (mégawatts) nets de capacités installées à l'horizon 2012, dont 500 MWc (mégawatts crête) de solaire photovoltaïque, ainsi qu'un résultat brut d'exploitation (Ebitda) compris entre 430 et 450 millions d'euros en 2010.
Au 31 mars, la capacité en exploitation du groupe, toutes filières confondues, s'élevait à 3.039,5 MW bruts (2.332,3 MW nets). La capacité en construction s'établissait quant à elle à 849,5 MW bruts.
Source: lefigaro.fr
Le nouveau directeur général de Theolia souhaite que le développeur et opérateur de projets éoliens dispose d'un "modèle rentable" à la fin de l'exercice 2012.
Fady Khallouf, qui vient d'être nommé, a aussi déclaré lors du forum Reuters sur l'énergie qu'il était confiant dans la capacité de Theolia à mener à bien son augmentation de capital même si la période n'est pas favorable à ce type d'opération.
Le projet, un montant maximum d'environ 100 millions d'euros, est prévu pour juillet.
L'année "2011 va surtout être la consolidation du développement (...). Les actions engagées ne se révèleront pleines et entières qu'en 2012 à peu près. Fin 2012, on arrivera à un moment où les projets en réalisation seront presque terminés ou terminés (...), on aura amélioré la rentabilité de la société et on commencera à voir la pente ascendante", a déclaré Fady Khallouf.
Créée en 1999, la société s'est montrée plus fragile en temps de crise que d'autres spécialistes français des énergies renouvelables adossés à de grands groupes, à l'image d'EDF Energies Nouvelles - filiale à 50% d'EDF - ou de la Compagnie du Vent - détenue par GDF Suez.
Theolia a vu sa capitalisation boursière fondre de 60% environ en huit mois pour tomber sous 90 millions d'euros. Pour Fady Khallouf, "entre l'indépendance et l'adossement total à un autre groupe, je perçois quand même une position médiane possible en théorie (...) qui est celle que la société sera devenue attrayante pour attirer des investisseurs, qui voudront garder ce véhicule parce qu'il aura démontrer sa souplesse, sa rentabilité et son efficacité à agir très vite."
Source: lefigaro.fr
Ces dernières années, les petites éoliennes sont devenues plus communes et nous les rencontrons actuellement en zones urbaines. De la même manière que pour le photovoltaïque, les éoliennes urbaines produisent de l’électricité sur site, évitant toutes pertes de transport et permettant également de répondre aux exigences de production d’électricité verte.
Etat de l’art de la petite éolienne :
Ces éoliennes peuvent être de petites éoliennes classiques (axe de rotation de l’hélice parallèle à la direction du vent, on parle d’éolienne à axe horizontal), mais aussi des éoliennes à axe vertical (axe de rotation perpendiculaire à la direction du vent). Ces dernières sont plus résistantes au vent et n’exigent pas de dispositif particulier d’orientation au vent.
L’énergie produite est toutefois diminuée de 20 à 50% suivant les sites. Cependant l’électricité produite est injectée directement dans le réseau ce qui évite toute perte lors de son transport (effet Joules) et permet ainsi de répondre aux besoins directes des bâtiments.
L’implantation dans les villes :
Les hauts bâtiments ou les tours semblent offrir des grandes possibilités pour capter des vents avec de plus grande vitesse.
L’enjeu est de concevoir une petite éolienne ayant un système non complexe tout en ayant une structure peu élevée et facilement intégrable au bâtiment. Par ailleurs, l’éolienne doit également minimiser ses conséquences sur la pollution sonore et visuelle qu’elle engage sur le paysage urbain.
L’intégration peut se faire aussi bien au sol que sur toiture (sur bâtiment public, industriel, collectivités…). On note également la multiplication des projets visant à intégrer des éoliennes à axes verticales dans les infrastructures urbaines, comme c’est le cas pour le projet Wind’IT qui vise à intégrer des éoliennes Darrieus sur des pilones électriques.
Les innovations à venir :
De part, sont intégration directement au réseau, l’éolienne urbaine est beaucoup moins exposée au problème du stockage de l’énergie (à la différence du solaire). Ainsi, les principales améliorations portent essentiellement sur l’alliance entre esthétique, performance et absence de nuisance sonore.
Le dossier des éoliennes risque fort de cristalliser l'opposition lors de l'examen de ce texte. Les participants au Grenelle avaient plaidé pour une "réduction du contenu en carbone de l'offre énergétique française" en augmentant la part des énergies renouvelables à "20 %, voire 25 % en 2020". Le récapitulatif des engagements du Grenelle précise que l'éolien fait clairement partie des options possibles, aux côtés de l'énergie géothermique, photovoltaïque ou hydraulique.
Le député UMP Patrick Ollier a rédigé des amendements à l'article 34 du projet de loi durcissant les formalités et autorisations nécessaires à la construction d'éoliennes. Si les amendements sont votés, ils favoriseront les grands parcs au détriment des éoliennes isolées. En effet, "ces installations doivent constituer des unités de production d'une puissance installée au moins égale à 15 mégawatts et composées d'un nombre de machines électrogènes au moins égal à cinq", précise l'amendement.
Surtout, sous l'influence des groupes de pression éoliens qui ont gagné en importance depuis le Grenelle, un parc éolien serait assimilé à une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), définie comme une "exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains". Si ces "réglementations sournoises" étaient adoptées, cela "reviendrait à rendre les implantations d'aérogénérateurs tellement incertaines sur le plan du risque juridique que toute une filière prometteuse et porteuse d'emplois sera directement menacée", redoutent plusieurs élus du sud-ouest de la France dans une lettre ouverte à Jean-Louis Borloo, publiée sur Le Monde.fr
Fernand : Vous dites que les éoliennes sont un "viol du territoire". Mais pas plus que les lignes à haute tension. Ne servez-vous pas sur un plateau des arguments aux conservateurs industriels qui accusent les écolos de vouloir s'éclairer à la bougie ?
Il y a plusieurs notions dans votre question. D'abord, la comparaison entre l'éolien et la place des lignes haute tension n'est pas pertinente, car la multiplication d'éoliennes nécessite la multiplication des lignes très haute tension. C'est un peu le fond de la question : on présente l'éolien comme une alternative au nucléaire, alors que cette forme d'éolien est le cousin du nucléaire.
Ensuite, sur la question du viol du territoire, il y a un principe en écologie : celui qui modifie l'environnement de ses concitoyens doit démontrer que c'est important, qu'on n'a pas le choix, et jamais l'inverse. Là, on part d'un principe selon lequel c'est utile et que c'est beau, sans l'avoir démontré. Et l'histoire de la bougie ne marche pas ici, parce que, là encore, l'éolien industriel ressemble au nucléaire dans ce qu'il a de confiance dans la technique plutôt que dans les changements de comportement.
Si vous prenez la photo de l'affiche de la campagne présidentielle de François Mitterrand contre Charles de Gaulle en 1965, derrière Mitterrand, vous verrez ce qu'était le modernisme à l'époque : un poteau très haute tension, une monoculture de maïs et une usine qui fume. Le thème de Mitterrand contre de Gaulle, c'était le modernisme et la jeunesse. Aux dernières campagnes régionales, le fond du décor de France 3, c'était des éoliennes, symboles du modernisme. Demain, on cherchera à les cacher.
Bigoud : Comment pouvez-vous dire que l'éolien est le cousin du nucléaire ? L'un laisse des déchets dangereux, très difficiles à gérer, ce qui n'est pas le cas de l'autre, non ?
Oui, c'est exagéré, vous avez raison. Simplement, cet éolien-là ne nous permet pas de sortir du nucléaire. C'est incroyable, en écologie, de se donner comme objectif et critère d'évaluation un pourcentage d'une courbe exponentielle de consommation! Le gouvernement a annoncé non seulement le maintien mais le renforcement du nucléaire. C'est un consensus frauduleux, parce que certains pensent que grâce à l'éolien on va pouvoir sortir du nucléaire, ce qui est techniquement faux, et d'autres pensent que grâce à l'éolien, on va pouvoir afficher 23 % d'énergie dite renouvelable.
Bigoud : Si les éoliennes peuvent nuire, dans certains cas à la beauté des paysages, que dire des centrales nucléaires, des usines, des autoroutes qui ont massacré des forêts, etc.
C'est pareil. La peste ne justifie pas le choléra. Ce n'est pasune alternative. L'alternative à tout ce que nous dénonçons, c'est : la réduction de la consommation avec des gains possibles de 30 % à 40 % ; les vraies énergies renouvelables, celles qui sont produites et utilisées localement. Envoyer dans un réseau centralisé très peu d'énergie de manière intermittente est un non-sens. Tout cela parce qu'on ne veut pas rendre les gens indépendants, on veut qu'ils consomment. [...]
Source: lemonde.fr