Clean-Energie

Droit chemin vers les opportunités innovantes.

Publié le Lundi 28/06/2010

1. Les émissions de gaz à effet de serre diminuent grâce aux nouvelles voitures

2. La production des énergies renouvelables progresse en moyenne

3. La pollution des sols et des eaux souterraines continue de s'aggraver

4. La biodiversité recule malgré les mesures de protection de la nature

5. Le stockage des déchets radioactifs reste un casse-tête







Où en est l'environnement en France ? Tous les quatre ans, les experts du ministère de l'écologie dressent un bilan détaillé de l'état de santé de l'atmosphère, des sols, des cours d'eau et de la biodiversité de l'Hexagone. Si des progrès sont sensibles en matière de qualité de l'air, notamment dans les grandes villes, l'édition 2010 du rapport montre que le bilan global reste préoccupant. L'un des principaux problèmes pointés par les chercheurs reste l'extension du tissu urbain. L'étalement mal maîtrisé des infrastructures est particulièrement problématique dans les régions à risques, comme le littoral ou les zones inondables. Autre indication précieuse de ce document de référence : alors que l'industrie a réduit son empreinte écologique et que l'agriculture commence à faire de même, l'impact des ménages, qui consomment toujours plus, pèse davantage. Or la fiscalité écologique fait encore défaut pour inverser cette tendance. Les données de l'enquête, dont la plupart s'arrêtent en 2008, permettront d'évaluer à l'avenir l'impact des mesures liées au Grenelle de l'environnement.
Source: lemonde.fr


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Publié le Lundi 28/06/2010

Le développement foisonnant des biocarburants rend indispensable un encadrement de ce nouveau type d'énergie, afin de s'assurer que les produits utilisés ne proviennent pas de plantations cultivées aux dépens de forêts tropicales et que les gains en termes de réduction d'émissions de CO2 sont bien réels. Comme elle s'y était engagée en 2009, lors de la mise au point de la directive sur les énergies renouvelables, la Commission européenne a donc publié, jeudi 10 juin, des documents définissant les critères de durabilité des agrocarburants et la certification qui en découlera.

 

Ces documents ont suscité des commentaires déçus des associations de défense de l'environnement, qui regrettent l'absence de référence au problème du changement indirect d'utilisation des sols au profit des biocarburants et pointent des lacunes dans les textes, qui offrent la possibilité aux industriels d'éviter certaines contraintes.

 

L'objectif est clair pour tous : selon la directive européenne, qui entrera en vigueur en décembre, les pays membres devront utiliser au moins 10 % d'énergies renouvelables dans les transports en 2020. En 2008, cette part s'élevait à 3,4 %. Plusieurs technologies répondent à cet objectif : véhicule électrique, fonctionnant à l'hydrogène ou avec des biocarburants. Dans les faits, ce dernier mode de propulsion se taillera la part du lion : de l'ordre de 8 % à 9 % de la consommation totale, selon des membres de la direction de l'énergie de la Commission.

 

Pour mériter l'étiquette "durables", les biocarburants devront satisfaire à un certain nombre de critères, a rappelé, jeudi, Gunther Oettinger, le commissaire européen responsable de l'énergie. Et il n'y aura pas d'aides à l'investissement ou de réduction de taxes sans ce label.

 

Le premier critère retenu se rapporte à la protection de la biodiversité. L'allocation de terres à la production d'agrocarburants ne doit pas se faire aux dépens de forêts naturelles, de zones protégées, de zones humides ou de tourbières. Il s'agit d'éviter que les biocarburants n'aient un effet direct négatif sur ces zones naturelles, dégradant l'environnement et provoquant une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

Revenant sur un point qui a fait débat ces derniers mois, la Commission a précisé que les plantations d'huile de palme destinée à la fabrication de biocarburants ne pouvaient pas être considérées comme des forêts naturelles, et ne pouvaient donc pas remplacer ces dernières de manière neutre pour l'environnement.

 

Mais, regrette Nusa Urbancic, de l'organisation non gouvernementale (ONG) Transport & Environment, "l'effet indirect des biocarburants n'a pas été pris en compte par la Commission". L'effet indirect du changement d'affectation des sols se produit lorsque la production d'agrocarburants est installée sur une terre au détriment d'une activité agricole, qui, du coup, est déplacée sur une autre zone, où elle est implantée, cette fois, au détriment d'une forêt tropicale, par exemple. "Tant que ce point de l'effet indirect sur les sols ne sera pas abordé dans les critères, les biocarburants ne pourront pas être véritablement considérés comme durables", ajoute Nusa Urbancic.

 

L'autre critère important aux yeux de Bruxelles a trait aux performances des agrocarburants. Seuls seront considérés comme "durables" ceux qui permettent des réductions d'émissions de gaz à effet de serre d'au moins 35 % par rapport à l'essence ou au diesel. En 2017, cette réduction devra s'élever à au moins 50 %.

 

Pour imposer le respect de ces principes, la Commission propose la mise en place d'une certification, d'un label qui s'appliquera à tous les biocarburants utilisés, qu'ils aient été produits en Europe ou dans un pays tiers. Près de 26 % du biodiesel et 31 % du bioéthanol consommés en Europe en 2007 étaient importés, en grande partie depuis le Brésil et les Etats-Unis.

 

Complexe à mettre en place en Europe à cause de la nécessaire mise au point de procédures et d'instruments de mesure pertinents, la certification pourrait se révéler encore plus délicate à contrôler en dehors de l'Union : l'efficacité du système dépendra de l'indépendance des auditeurs responsables des contrôles sur toute la chaîne de production, de l'agriculteur au distributeur en passant par le négociant.

 

Par ailleurs, les unités de production de biocarburants tournant déjà en janvier 2008, ou dont une partie était déjà opérationnelle à l'époque, seront exemptées de respect des nouveaux critères jusqu'en avril 2013. Cela fait craindre aux ONG que les industriels ne cherchent ainsi à échapper aux critères jusqu'à cette date.

 

"Nous ne sous-estimons pas les risques (de dérives) autour de cette certification, notamment dans la reconversion de sols ", a reconnu Gunther Oettinger. Dans les prochaines années, précise-t-il, "nous verrons si ce certificat devient une norme en Europe et dans le reste du monde. D'ici là, nous allons le tester sur le marché".

 

Bertrand d'Armagnac
Source: lemonde.fr


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Publié le Mardi 22/06/2010

 

L'Asie de l'Est pourrait réussir à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025 tout en maintenant une bonne croissance économique grâce à des investissements massifs dans les technologies vertes, a estimé la Banque mondiale dans un rapport publié lundi 19 avril.

 

Il faudrait pour cela que les puissances industrielles de la région investissent 80 milliards de dollars supplémentaires par an pour rendre plus efficaces les secteurs de la production d'énergie, de l'industrie et des transports, et qu'ils développent parallèlement les énergies renouvelables, souligne la Banque mondiale. Le succès dépend de la volonté politique et des transferts de fonds en provenance des pays développés, ajoute l'institution dans un rapport régional sur l'énergie.

DES RÉFORMES MAJEURES

Mais, avertit la Banque mondiale, le temps presse et les gouvernements de pays gourmands en énergie tels la Chine, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam doivent agir sans délai. "Même si beaucoup de pays d'Asie de l'Est prennent des mesures dans ce sens, il est nécessaire d'accélérer la vitesse et d'augmenter la portée des efforts pour être sur une voie énergétique durable", note le rapport. Les émissions de CO2 de la région devraient alors se stabiliser d'ici à 2025 puis reculer.

La Chine joue un rôle-clé pour que ce but soit atteint puisqu'elle représente à elle-seule 80 % de la consommation énergétique et 85 % des émissions de CO2 de la région. La troisième économie de la planète devra réduire ses émissions davantage que ce qu'elle prévoit de faire actuellement. Et dans l'ensemble de la région, des réformes majeures des politiques et des institutions ainsi que de réels changements des modes de vie seront nécessaires pour atteindre ce but, insiste la Banque mondiale.

Source: lemonde.fr



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Publié le Mardi 22/06/2010

L'Allemagne a franchi en 2009 un cap "réjouissant" dans le secteur des énergies renouvelables, celles-ci ayant fourni pour la première fois plus de 10% de l'énergie consommée dans le pays, a annoncé mercredi le ministre de l'Environnement Norbert Röttgen.

Les renouvelables (biomasse, éolien, hydraulique, solaire, géothermie...) ont pesé à hauteur de 10,1% dans la consommation d'énergie du pays contre 9,3% en 2008. Et ce, essentiellement grâce à la biomasse. "Nous avons avancé de manière réjouissante" et "l'Allemagne reste leader dans le domaine des énergies renouvelables", a dit M. Röttgen.

"Nous croyons que nous atteindrons en Allemagne l'objectif européen de 18% d'ici 2020", a assuré le ministre. Berlin affiche des objectifs ambitieux. Le pays vise une couverture de ses besoins en énergie assurée à 50% par les énergies renouvelables d'ici 2050 et d'ici 2020, l'Allemagne veut avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 40% par rapport à 1990. En 2009, les énergies renouvelables ont permis d'éviter en Allemagne l'émission de 110 millions de tonnes de gaz à effet de serre, selon M. Röttgen.

 

Source: AFP



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