Clean-Energie

Droit chemin vers les opportunités innovantes.

Publié le Lundi 28/06/2010

Énergie solaire : comment faire le bon choix

Le Salon parisien des énergies renouvelables vient de fermer ses portes et le solaire y a occupé une large place. Ce n'est plus l'installation de chauffe-eau solaires qui séduit (en recul l'an dernier), mais la filière de production d'électricité photovoltaïque. Celle-ci est soutenue par des avantages fiscaux:les particuliers peuvent récupérer en crédit d'impôt jusqu'à 8.000 euros s'ils font installer des panneaux solaires. Ils peuvent aussi vendre l'électricité produite à EDF sur la base d'un prix très attractif de 58 centimes le kilowattheure. « Nous sommes en pleine bulle photovoltaïque, estime Stéphane Maureau, PDG d'Evasol, l'un des principaux installateurs en France.

 

Ces aides ont permis de créer un marché français, c'est une très bonne chose, mais cela a aussi attiré des intervenants sans compétences spécifiques.» Il faut donc rester vigilant avant de se lancer. «Un investissement ne peut être écologique et rentable que s'il dure», rappelle-t-il. Il conseille de s'assurer que les panneaux solaires sont bien garantis vingt-cinq ans. Autre point essentiel, selon lui, la garantie décennale. L'essentiel des litiges dans le secteur du solaire concerne des problèmes d'étanchéité de la toiture. Mieux vaut être sûr que le poseur est assuré, spécifiquement pour des travaux d'installation de panneaux solaires. De son côté, Franck Chevrel, directeur de France Panneaux Solaires, une enseigne en forte croissance, rappelle que la production réelle d'électricité par les panneaux est un élément fondamental de la rentabilité.

 

Une installation moyenne (de 3 kilowatts) doit ainsi rapporter entre 2.340 euros par an à Toulouse et 1.440 euros à Lille. Ce qui permet un retour sur investissement entre sept et douze ans. Pour plus de détails, le Groupement des particuliers producteurs d'électricité photovoltaïque propose une mine de renseignement sur internet (http://forum-photovoltaique.fr).



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Publié le Lundi 28/06/2010

Vertes, roses, recouvertes d'une « peau » textile et équipées de capteurs solaires et de murs végétalisés, de drôles de maisons se sont installées, pour quatre mois à Paris, dans le 4e arrondissement, face au Pavillon de l'Arsenal. A mi-chemin entre logement collectif et habitat individuel, les maisons « be-green » - c'est leur petit nom - sont dotées d'espaces partagés et d'une empreinte écologique minimale. Elles sont nées d'un constat simple : si tous les habitants de la planète vivaient comme la moyenne des Français, il nous faudrait au moins trois planètes Terre. « Il ne s'agit pas d'aménager des blockhaus thermiques ni de revenir à l'âge de pierre, mais de construire des maisons environnementales agréables à vivre, avec une lumière naturelle, confortables et sans que ce soit au détriment de la planète », explique leur concepteur, l'architecte Eric Justman. Les maisons « be-green » sont agencées en trois blocs : au centre, les espaces partagés (entrée, patio, local technique et local à vélos) et, de part et d'autre, une maison à énergie positive de 90 m2 et une maison basse consommation de 60 m2, soit deux espaces privés indépendants, équipés et aménagés avec les dernières innovations technologiques, pour réduire au maximum la consommation d'énergie. L'ensemble présente un bilan énergétique proche de zéro.

 

Martine Picouët

 

Source: lemonde.fr



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Publié le Lundi 28/06/2010

La SNCF veut transformer ses gares en "pièces maîtresses" de la ville durable

Avec son dôme transparent en boudins de plastique, le bâtiment rond qui accueille les voyageurs au pied des montagnes de Bellegarde, dans l'Ain, ressemble moins à une gare qu'à une colonie lunaire. Alliance de technologies pointues et des principes naturels de l'architecture bioclimatique, la dernière-née des gares de la SNCF préfigure pourtant la volonté de l'entreprise publique de faire prendre à ses bâtiments le virage de l'écologie, soucieuse de faire muter les stations de chemin de fer en concentré de ville durable.

La SNCF et le Syndicat des transports d'Ile-de-France ont inauguré à Achères (Yvelines), le 26 mai, la première gare haute qualité environnementale de France. Parois isolantes, toit végétal, panneaux solaires, récupération des eaux de pluie, gestion électronique de l'éclairage et de la ventilation..., la gare prétend consommer 64 % d'énergie en moins que l'ancienne, émettre 84 % de moins de gaz à effet de serre et réduire sa consommation d'eau de 59 %. Le tout pour un coût de 3,2 millions d'euros, très cher pour une station de cette taille. "Nous allons créer d'autres gares sur ce modèle, le coût baissera à mesure que nous généraliserons les techniques", promet Sophie Boissard, directrice des gares à la SNCF. Pour les plus petites stations (moins de 500 voyageurs par jour), la SNCF prépare aussi l'implantation en Ile-de-France de "haltes écodurables" modulaires, d'après un prototype expérimenté en Alsace. Là aussi, le coût reste élevé : près d'un million d'euros pour 100 m2.

 

"Bellegarde est un prototype de ce que nous allons décliner dans des gares plus importantes. Les performances thermiques et écologiques figurent désormais haut dans notre cahier des charges", annonce Sophie Boissard, directrice générale de gares et connexions, le département créé par la SNCF voici un an pour gérer et développer ses 3 000 stations.

 

BIOCLIMATIQUE


D'une échelle supérieure à celle de Bellegarde, les futures gares TGV de Besançon et de Belfort-Montbéliard pousseront la logique encore plus loin, déployant panneaux solaires, puits canadiens, géothermie et serre bioclimatique high-tech. Les nouvelles stations ne sont pas seules concernées. La SNCF doit agrandir et restructurer en profondeur au moins cent de ses gares dans les dix ans qui viennent. Un programme d'investissement chiffré à 5 milliards d'euros.

 

Parmi les priorités : rendre vivables des bâtiments où règne un froid glacial en hiver et qui deviennent une vraie fournaise en été. Pas question pour autant de transformer les halls de gare en thermos climatisés toute l'année, sur le modèle des terminaux d'aéroports. "C'est inenvisageable pour nous d'un point de vue financier et c'est une aberration d'un point de vue écologique", souligne Mme Boissard.

"L'enjeu, ici, c'est d'apporter un confort au public sans coûts prohibitifs", résume Etienne Tricaud, directeur général délégué d'AREP, l'agence de conception de la SNCF. C'est là qu'intervient la boîte à outils de l'architecture bioclimatique expérimentée à Bellegarde.

 

Le dôme en coussins d'éthylène tétrafluoroéthylène (ETFE), un polymère dérivé du Teflon, économique, léger, recyclable et résistant, crée une serre au-dessus de la coupole en bois de la gare. L'hiver, l'air chaud de la serre sera pulsé dans le hall par une ventilation basse vitesse pour maintenir une température de 16º C sans consommation d'énergie supplémentaire. L'été, la serre crée un effet de cheminée qui évacue la chaleur au profit de l'air à 10º C issu d'un puits provençal. "Ce dispositif génère 40 % d'économies d'énergie", précise Etienne Tricaud.

 

Ce confort "écologiquement correct" est d'autant plus important que, dans la stratégie de la SNCF, la gare du XXIe siècle doit élargir ses fonctions pour se réinventer en "pièce maîtresse de la ville durable". Gares et connexions veut faire de ses stations non seulement le pôle d'échange de tous les moyens de transports (TGV, TER, tramways, bus, voiture...), mais un mini-centre-ville en soi, mixant bureaux, centre d'affaires et commerces variés, services médicaux, crèches, points de livraison...

 

"RÉPONSE AUX ENJEUX"


"C'est clairement le modèle que je veux porter : c'est une réponse aux enjeux de densité, de mixité des fonctions, de maîtrise des mobilités", argumente Sophie Boissard, pour qui "cette logique fait sens, notamment pour les quarante gares régionales".


Cette diversification a aussi le mérite d'être très rentable et de financer une partie de la modernisation des infrastructures de la SNCF. Sans les 10 000 m2 de galeries marchandes ajoutées au programme, la rénovation de la gare Saint-Lazare, qui doit s'achever en 2011, aurait été difficile à boucler.

Reste que les gares sont de fait au centre d'une renaissance de l'urbanisme.

 

Dans bien des villes, le quartier de la gare, longtemps abandonné aux hôtels borgnes et aux sex-shops, est le théâtre d'une nouvelle dynamique urbaine et économique. "La dégénérescence de la gare et de son quartier était liée au tout-voiture. Les réflexions sur la relocalisation des activités en centre-ville et la génération de richesse que cela entraîne ont inversé la donne", estime Mme Boissard.

La tendance est mondiale. Au Japon, où les opérateurs de transport sont aussi d'importants aménageurs, les gares sont les véritables points de centralité de la ville, groupant commerces et services.

 

En Suisse, ce sont carrément les Chemins de fer fédéraux (CFF) qui choisissent les activités autorisées à voisiner avec la gare pour composer une mixité urbaine. Même aux Etats-Unis, c'est autour des gares que les "Transit Villages", comme Richmond et Fruitvale, en Californie, réinventent la ville américaine dense, mixte et piétonne.

 

Grégoire Allix
Source: lemonde.fr


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