Clean-Energie

Droit chemin vers les opportunités innovantes.

Publié le Mardi 29/06/2010

EDF Energies Nouvelles négocie actuellement des contrats de fourniture de parcs éoliens clefs en main (DVAS) aux Etats-Unis, a déclaré son directeur général, David Corchia, lors du forum sur l'énergie organisé par Reuters à Paris.

Le patron du spécialiste des énergies renouvelables, filiale à 50% d'ED, a en outre estimé que la volonté de développer le secteur était plus forte que les craintes en matière de dérapage des dépenses publiques dans un contexte de restrictions budgétaires.

"A-t-on déjà signé les DVAS de 2012? Non, mais c'est normal; nous en avons quelques-uns en projet dans le solaire et nous menons pas mal de négociations aujourd'hui avec des 'utilities' aux Etats-Unis pour signer sur des parcs éoliens qui seront livrés en 2012", a déclaré David Corchia.

"Il y a de la demande aujourd'hui en Californie pour des DVAS et des contrats de fourniture d'électricité. Je ne suis pas en train de dire qu'il y a une demande énorme ou une surchauffe, mais il y a de la demande", a-t-il ajouté.

Concernant les effets de la crise, David Corchia a déclaré: "Très peu de pays ont décidé d'arrêter leur soutien aux énergies renouvelables. Dans les pays où nous sommes présents, je n'en connais pas (...). Certains en parlent et testent le marché, mais très peu ont décidé d'arrêter ou même de réduire leur soutien."
"La volonté de créer l'industrie des énergies renouvelables est plus forte que la crainte d'augmenter les dépenses publiques. Combien de temps cela va-t-il durer, et cela va-t-il durer? (...). Mon sentiment, c'est qu'on est en train d'aller chercher les industries de demain et l'énergie de demain et qu'on ne va pas s'arrêter. J'en suis convaincu."

Le directeur général d'EDF Energies Nouvelles a confirmé que le groupe visait 4.200 MW (mégawatts) nets de capacités installées à l'horizon 2012, dont 500 MWc (mégawatts crête) de solaire photovoltaïque, ainsi qu'un résultat brut d'exploitation (Ebitda) compris entre 430 et 450 millions d'euros en 2010.

Au 31 mars, la capacité en exploitation du groupe, toutes filières confondues, s'élevait à 3.039,5 MW bruts (2.332,3 MW nets). La capacité en construction s'établissait quant à elle à 849,5 MW bruts.

 

Source: lefigaro.fr

 



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Publié le Lundi 28/06/2010

Vertes, roses, recouvertes d'une « peau » textile et équipées de capteurs solaires et de murs végétalisés, de drôles de maisons se sont installées, pour quatre mois à Paris, dans le 4e arrondissement, face au Pavillon de l'Arsenal. A mi-chemin entre logement collectif et habitat individuel, les maisons « be-green » - c'est leur petit nom - sont dotées d'espaces partagés et d'une empreinte écologique minimale. Elles sont nées d'un constat simple : si tous les habitants de la planète vivaient comme la moyenne des Français, il nous faudrait au moins trois planètes Terre. « Il ne s'agit pas d'aménager des blockhaus thermiques ni de revenir à l'âge de pierre, mais de construire des maisons environnementales agréables à vivre, avec une lumière naturelle, confortables et sans que ce soit au détriment de la planète », explique leur concepteur, l'architecte Eric Justman. Les maisons « be-green » sont agencées en trois blocs : au centre, les espaces partagés (entrée, patio, local technique et local à vélos) et, de part et d'autre, une maison à énergie positive de 90 m2 et une maison basse consommation de 60 m2, soit deux espaces privés indépendants, équipés et aménagés avec les dernières innovations technologiques, pour réduire au maximum la consommation d'énergie. L'ensemble présente un bilan énergétique proche de zéro.

 

Martine Picouët

 

Source: lemonde.fr



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Publié le Lundi 28/06/2010

1. Les émissions de gaz à effet de serre diminuent grâce aux nouvelles voitures

2. La production des énergies renouvelables progresse en moyenne

3. La pollution des sols et des eaux souterraines continue de s'aggraver

4. La biodiversité recule malgré les mesures de protection de la nature

5. Le stockage des déchets radioactifs reste un casse-tête







Où en est l'environnement en France ? Tous les quatre ans, les experts du ministère de l'écologie dressent un bilan détaillé de l'état de santé de l'atmosphère, des sols, des cours d'eau et de la biodiversité de l'Hexagone. Si des progrès sont sensibles en matière de qualité de l'air, notamment dans les grandes villes, l'édition 2010 du rapport montre que le bilan global reste préoccupant. L'un des principaux problèmes pointés par les chercheurs reste l'extension du tissu urbain. L'étalement mal maîtrisé des infrastructures est particulièrement problématique dans les régions à risques, comme le littoral ou les zones inondables. Autre indication précieuse de ce document de référence : alors que l'industrie a réduit son empreinte écologique et que l'agriculture commence à faire de même, l'impact des ménages, qui consomment toujours plus, pèse davantage. Or la fiscalité écologique fait encore défaut pour inverser cette tendance. Les données de l'enquête, dont la plupart s'arrêtent en 2008, permettront d'évaluer à l'avenir l'impact des mesures liées au Grenelle de l'environnement.
Source: lemonde.fr


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Publié le Lundi 28/06/2010

Le développement foisonnant des biocarburants rend indispensable un encadrement de ce nouveau type d'énergie, afin de s'assurer que les produits utilisés ne proviennent pas de plantations cultivées aux dépens de forêts tropicales et que les gains en termes de réduction d'émissions de CO2 sont bien réels. Comme elle s'y était engagée en 2009, lors de la mise au point de la directive sur les énergies renouvelables, la Commission européenne a donc publié, jeudi 10 juin, des documents définissant les critères de durabilité des agrocarburants et la certification qui en découlera.

 

Ces documents ont suscité des commentaires déçus des associations de défense de l'environnement, qui regrettent l'absence de référence au problème du changement indirect d'utilisation des sols au profit des biocarburants et pointent des lacunes dans les textes, qui offrent la possibilité aux industriels d'éviter certaines contraintes.

 

L'objectif est clair pour tous : selon la directive européenne, qui entrera en vigueur en décembre, les pays membres devront utiliser au moins 10 % d'énergies renouvelables dans les transports en 2020. En 2008, cette part s'élevait à 3,4 %. Plusieurs technologies répondent à cet objectif : véhicule électrique, fonctionnant à l'hydrogène ou avec des biocarburants. Dans les faits, ce dernier mode de propulsion se taillera la part du lion : de l'ordre de 8 % à 9 % de la consommation totale, selon des membres de la direction de l'énergie de la Commission.

 

Pour mériter l'étiquette "durables", les biocarburants devront satisfaire à un certain nombre de critères, a rappelé, jeudi, Gunther Oettinger, le commissaire européen responsable de l'énergie. Et il n'y aura pas d'aides à l'investissement ou de réduction de taxes sans ce label.

 

Le premier critère retenu se rapporte à la protection de la biodiversité. L'allocation de terres à la production d'agrocarburants ne doit pas se faire aux dépens de forêts naturelles, de zones protégées, de zones humides ou de tourbières. Il s'agit d'éviter que les biocarburants n'aient un effet direct négatif sur ces zones naturelles, dégradant l'environnement et provoquant une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

 

Revenant sur un point qui a fait débat ces derniers mois, la Commission a précisé que les plantations d'huile de palme destinée à la fabrication de biocarburants ne pouvaient pas être considérées comme des forêts naturelles, et ne pouvaient donc pas remplacer ces dernières de manière neutre pour l'environnement.

 

Mais, regrette Nusa Urbancic, de l'organisation non gouvernementale (ONG) Transport & Environment, "l'effet indirect des biocarburants n'a pas été pris en compte par la Commission". L'effet indirect du changement d'affectation des sols se produit lorsque la production d'agrocarburants est installée sur une terre au détriment d'une activité agricole, qui, du coup, est déplacée sur une autre zone, où elle est implantée, cette fois, au détriment d'une forêt tropicale, par exemple. "Tant que ce point de l'effet indirect sur les sols ne sera pas abordé dans les critères, les biocarburants ne pourront pas être véritablement considérés comme durables", ajoute Nusa Urbancic.

 

L'autre critère important aux yeux de Bruxelles a trait aux performances des agrocarburants. Seuls seront considérés comme "durables" ceux qui permettent des réductions d'émissions de gaz à effet de serre d'au moins 35 % par rapport à l'essence ou au diesel. En 2017, cette réduction devra s'élever à au moins 50 %.

 

Pour imposer le respect de ces principes, la Commission propose la mise en place d'une certification, d'un label qui s'appliquera à tous les biocarburants utilisés, qu'ils aient été produits en Europe ou dans un pays tiers. Près de 26 % du biodiesel et 31 % du bioéthanol consommés en Europe en 2007 étaient importés, en grande partie depuis le Brésil et les Etats-Unis.

 

Complexe à mettre en place en Europe à cause de la nécessaire mise au point de procédures et d'instruments de mesure pertinents, la certification pourrait se révéler encore plus délicate à contrôler en dehors de l'Union : l'efficacité du système dépendra de l'indépendance des auditeurs responsables des contrôles sur toute la chaîne de production, de l'agriculteur au distributeur en passant par le négociant.

 

Par ailleurs, les unités de production de biocarburants tournant déjà en janvier 2008, ou dont une partie était déjà opérationnelle à l'époque, seront exemptées de respect des nouveaux critères jusqu'en avril 2013. Cela fait craindre aux ONG que les industriels ne cherchent ainsi à échapper aux critères jusqu'à cette date.

 

"Nous ne sous-estimons pas les risques (de dérives) autour de cette certification, notamment dans la reconversion de sols ", a reconnu Gunther Oettinger. Dans les prochaines années, précise-t-il, "nous verrons si ce certificat devient une norme en Europe et dans le reste du monde. D'ici là, nous allons le tester sur le marché".

 

Bertrand d'Armagnac
Source: lemonde.fr


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Publié le Mardi 22/06/2010

Le ministère de l'Ecologie et de l'Energie a sélectionné 32 projets de production d'électricité à partir de biomasse (bois, déchets, etc.) pour une puissance équivalant au quart d'un réacteur nucléaire, selon un communiqué diffusé vendredi.

Quelque 106 dossiers avaient été déposés pour répondre à un appel d'offres pour la construction, d'ici 2012, de centrales de cogénération (production de chaleur et d'électricité) alimentées à partir de biomasse.

Les 32 projets sélectionnés, d'une puissance totale de 250 mégawatts (MW), bénéficieront d'un tarif préférentiel d'achat de l'électricité produite, représentant "un soutien public de 150 millions d'euros par an pendant 20 ans".

Ils constituent un investissement de 750 millions d'euros, précise le ministère.
Ces projets, d'une puissance comprise entre 3 et 50 MW, ont été sélectionnés après une évaluation des candidatures par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Un nouvel appel d'offres portant sur une puissance de 800 MW sera lancé dans "les toutes prochaines semaines" par le ministre Jean-Louis Borloo.

Cet appel d'offres concernera des unités de cogénération d'une puissance supérieure à 12 MW.

La France a pour objectif d'atteindre 23% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'ici 2020.

La biomasse (hors biocarburants) va représenter plus du tiers du potentiel de développement des énergies renouvelables en France à l’horizon 2020, selon le ministère.

 

Source: AFP



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