Clean-Energie

Droit chemin vers les opportunités innovantes.

Publié le Mardi 22/06/2010

Le dossier des éoliennes risque fort de cristalliser l'opposition lors de l'examen de ce texte. Les participants au Grenelle avaient plaidé pour une "réduction du contenu en carbone de l'offre énergétique française" en augmentant la part des énergies renouvelables à "20 %, voire 25 % en 2020". Le récapitulatif des engagements du Grenelle précise que l'éolien fait clairement partie des options possibles, aux côtés de l'énergie géothermique, photovoltaïque ou hydraulique.

 

Le député UMP Patrick Ollier a rédigé des amendements à l'article 34 du projet de loi durcissant les formalités et autorisations nécessaires à la construction d'éoliennes. Si les amendements sont votés, ils favoriseront les grands parcs au détriment des éoliennes isolées. En effet, "ces installations doivent constituer des unités de production d'une puissance installée au moins égale à 15 mégawatts et composées d'un nombre de machines électrogènes au moins égal à cinq", précise l'amendement.

 

Surtout, sous l'influence des groupes de pression éoliens qui ont gagné en importance depuis le Grenelle, un parc éolien serait assimilé à une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), définie comme une "exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains". Si ces "réglementations sournoises" étaient adoptées, cela "reviendrait à rendre les implantations d'aérogénérateurs tellement incertaines sur le plan du risque juridique que toute une filière prometteuse et porteuse d'emplois sera directement menacée", redoutent plusieurs élus du sud-ouest de la France dans une lettre ouverte à Jean-Louis Borloo, publiée sur Le Monde.fr

 



Commentaire(0)    -   tags : éolien grenelle de l'environnement politique


Publié le Mardi 22/06/2010

En 2007, Nicolas Sarkozy avait parlé d'un "New Deal écologique", d'une révolution dans la prise des décisions environnementales, d'une nouvelle ère. Deux ans et demi après les réunions du Grenelle de l'environnement, en octobre 2007, l'Assemblée s'apprête à traduire dans la loi les principes de ce "New Deal". Votée à la quasi-unanimité en octobre 2008, la loi dite Grenelle I consistait en une série d'engagements sur la politique environnementale du pays. Après avoir été voté par le Sénat en septembre, le projet de loi Grenelle II, examinée à l'Assemblée entre le 4 et le 7 mai, entre dans le vif du sujet. Il s'agit, selon le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, d'un "monument législatif" qui fournira une "boîte à outils" pour appliquer les engagements environnementaux inscrits dans la loi Grenelle I.

 

"Pour qu'un homme comme moi puisse tenir un discours qui propose tant de changements, (...) pour qu'un gouvernement de la République soit prêt à prendre des engagements publics, il faut de la conviction… Comment voulez-vous que nous ne les tenions pas ?", disait M. Sarkozy dans son discours de clôture du Grenelle (fichier PDF). Crise économique, impopularité présidentielle et pressions intenses aidant, la conviction s'est émoussée et certains engagements ont fait long feu. Initialement prévue dans le projet de loi de finances 2010, mais retoquée par le Conseil constitutionnel fin décembre 2009, la taxe carbone a finalement été abandonnée par le gouvernement en mars, après la déroute des régionales. De la même manière, le projet de loi Grenelle II présenté à partir de ce mardi a été expurgé de certaines des mesures emblématiques. Plus de 1 600 amendements ont été déposés sur les 250 articles du texte de loi. Les députés se pencheront sur le texte dans le cadre de la procédure d'urgence et dans un "temps global" fixé d'avance, ce que permet le nouveau règlement de l'Assemblée.

 

Source: lemonde.fr



Commentaire(0)    -   tags : grenelle de l'environnement politique taxe carbone


Publié le Mardi 22/06/2010

Les reculs sur l'énergie éolienne ont cristallisé les critiques de l'opposition au projet de loi Grenelle 2, examiné par les députés à parti du mardi 4 mai. L'UMP a renoncé à une disposition contestée sur l'énergie éolienne qui aurait imposé un seuil minimum de 15 mégawatts pour les nouvelles implantations de fermes, a annoncé Patrick Ollier, qui avait fait voter, en commission, un amendement en ce sens.



Commentaire(0)    -   tags : politique grenelle de l'environnement


Publié le Mardi 22/06/2010

Fernand : Vous dites que les éoliennes sont un "viol du territoire". Mais pas plus que les lignes à haute tension. Ne servez-vous pas sur un plateau des arguments aux conservateurs industriels qui accusent les écolos de vouloir s'éclairer à la bougie ?


Il y a plusieurs notions dans votre question. D'abord, la comparaison entre l'éolien et la place des lignes haute tension n'est pas pertinente, car la multiplication d'éoliennes nécessite la multiplication des lignes très haute tension. C'est un peu le fond de la question : on présente l'éolien comme une alternative au nucléaire, alors que cette forme d'éolien est le cousin du nucléaire.

Ensuite, sur la question du viol du territoire, il y a un principe en écologie : celui qui modifie l'environnement de ses concitoyens doit démontrer que c'est important, qu'on n'a pas le choix, et jamais l'inverse. Là, on part d'un principe selon lequel c'est utile et que c'est beau, sans l'avoir démontré. Et l'histoire de la bougie ne marche pas ici, parce que, là encore, l'éolien industriel ressemble au nucléaire dans ce qu'il a de confiance dans la technique plutôt que dans les changements de comportement.

Si vous prenez la photo de l'affiche de la campagne présidentielle de François Mitterrand contre Charles de Gaulle en 1965, derrière Mitterrand, vous verrez ce qu'était le modernisme à l'époque : un poteau très haute tension, une monoculture de maïs et une usine qui fume. Le thème de Mitterrand contre de Gaulle, c'était le modernisme et la jeunesse. Aux dernières campagnes régionales, le fond du décor de France 3, c'était des éoliennes, symboles du modernisme. Demain, on cherchera à les cacher.

 

Bigoud : Comment pouvez-vous dire que l'éolien est le cousin du nucléaire ? L'un laisse des déchets dangereux, très difficiles à gérer, ce qui n'est pas le cas de l'autre, non ?


Oui, c'est exagéré, vous avez raison. Simplement, cet éolien-là ne nous permet pas de sortir du nucléaire. C'est incroyable, en écologie, de se donner comme objectif et critère d'évaluation un pourcentage d'une courbe exponentielle de consommation! Le gouvernement a annoncé non seulement le maintien mais le renforcement du nucléaire. C'est un consensus frauduleux, parce que certains pensent que grâce à l'éolien on va pouvoir sortir du nucléaire, ce qui est techniquement faux, et d'autres pensent que grâce à l'éolien, on va pouvoir afficher 23 % d'énergie dite renouvelable.

 

Bigoud : Si les éoliennes peuvent nuire, dans certains cas à la beauté des paysages, que dire des centrales nucléaires, des usines, des autoroutes qui ont massacré des forêts, etc.


C'est pareil. La peste ne justifie pas le choléra. Ce n'est pasune alternative. L'alternative à tout ce que nous dénonçons, c'est : la réduction de la consommation avec des gains possibles de 30 % à 40 % ; les vraies énergies renouvelables, celles qui sont produites et utilisées localement. Envoyer dans un réseau centralisé très peu d'énergie de manière intermittente est un non-sens. Tout cela parce qu'on ne veut pas rendre les gens indépendants, on veut qu'ils consomment. [...]

 

Source: lemonde.fr



Commentaire(0)    -   tags : éolien anti-éolien énergie nucléaire


Publié le Mardi 22/06/2010

 

L'Asie de l'Est pourrait réussir à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025 tout en maintenant une bonne croissance économique grâce à des investissements massifs dans les technologies vertes, a estimé la Banque mondiale dans un rapport publié lundi 19 avril.

 

Il faudrait pour cela que les puissances industrielles de la région investissent 80 milliards de dollars supplémentaires par an pour rendre plus efficaces les secteurs de la production d'énergie, de l'industrie et des transports, et qu'ils développent parallèlement les énergies renouvelables, souligne la Banque mondiale. Le succès dépend de la volonté politique et des transferts de fonds en provenance des pays développés, ajoute l'institution dans un rapport régional sur l'énergie.

DES RÉFORMES MAJEURES

Mais, avertit la Banque mondiale, le temps presse et les gouvernements de pays gourmands en énergie tels la Chine, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam doivent agir sans délai. "Même si beaucoup de pays d'Asie de l'Est prennent des mesures dans ce sens, il est nécessaire d'accélérer la vitesse et d'augmenter la portée des efforts pour être sur une voie énergétique durable", note le rapport. Les émissions de CO2 de la région devraient alors se stabiliser d'ici à 2025 puis reculer.

La Chine joue un rôle-clé pour que ce but soit atteint puisqu'elle représente à elle-seule 80 % de la consommation énergétique et 85 % des émissions de CO2 de la région. La troisième économie de la planète devra réduire ses émissions davantage que ce qu'elle prévoit de faire actuellement. Et dans l'ensemble de la région, des réformes majeures des politiques et des institutions ainsi que de réels changements des modes de vie seront nécessaires pour atteindre ce but, insiste la Banque mondiale.

Source: lemonde.fr



Commentaire(0)    -   tags : émissions de CO2 consommation énergétique


      Mentions légales