Clean-Energie

Droit chemin vers les opportunités innovantes.

Publié le Lundi 28/06/2010

Total a été choisi par la société Masdar (Emirats arabes unis), avec le groupe de BTP espagnol Abengoa, pour édifier la plus puissante centrale solaire à concentration au monde (100 mégawatts). Masdar détiendra 60 %, le groupe pétrolier français 20 % et Abengoa Solar 20 % du projet « Shams 1 » (« Soleil 1 »), d'un coût de 500 millions d'euros : 768 miroirs paraboliques concentreront les rayons du soleil pour produire de la vapeur à haute pression destinée à faire tourner des turbines.

Masdar, contrôlée par le gouvernement, est chargée de promouvoir les renouvelables, qui devront produire 7 % de l'énergie de l'émirat en 2020. Elle développe Masdar City, une ville « zéro-carbone ». D'un coût de 22 milliards de dollars (18,3 milliards d'euros), elle doit être prête en 2015.

 

Source: lemonde.fr



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Publié le Lundi 28/06/2010

BP Solar, filiale d'énergie solaire de BP, pourrait profiter d'un environnement plus favorable aux énergies renouvelables aux Etats-Unis après la marée noire, a déclaré son patron, le 11 juin, au Financial Times Deutschland. « Des soutiens supplémentaires pour les énergies renouvelables aux Etats-Unis devraient avoir une influence positive sur notre activité, a indiqué Reyad Fezzani. Il est possible que nous augmentions les investissements, si nous avons les bonnes incitations économiques ». BP a déjà prévu d'y investir 6,5 milliards d'euros entre 2005 et 2015.

 

Source: lemonde.fr



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Publié le Lundi 28/06/2010

La SNCF veut transformer ses gares en "pièces maîtresses" de la ville durable

Avec son dôme transparent en boudins de plastique, le bâtiment rond qui accueille les voyageurs au pied des montagnes de Bellegarde, dans l'Ain, ressemble moins à une gare qu'à une colonie lunaire. Alliance de technologies pointues et des principes naturels de l'architecture bioclimatique, la dernière-née des gares de la SNCF préfigure pourtant la volonté de l'entreprise publique de faire prendre à ses bâtiments le virage de l'écologie, soucieuse de faire muter les stations de chemin de fer en concentré de ville durable.

La SNCF et le Syndicat des transports d'Ile-de-France ont inauguré à Achères (Yvelines), le 26 mai, la première gare haute qualité environnementale de France. Parois isolantes, toit végétal, panneaux solaires, récupération des eaux de pluie, gestion électronique de l'éclairage et de la ventilation..., la gare prétend consommer 64 % d'énergie en moins que l'ancienne, émettre 84 % de moins de gaz à effet de serre et réduire sa consommation d'eau de 59 %. Le tout pour un coût de 3,2 millions d'euros, très cher pour une station de cette taille. "Nous allons créer d'autres gares sur ce modèle, le coût baissera à mesure que nous généraliserons les techniques", promet Sophie Boissard, directrice des gares à la SNCF. Pour les plus petites stations (moins de 500 voyageurs par jour), la SNCF prépare aussi l'implantation en Ile-de-France de "haltes écodurables" modulaires, d'après un prototype expérimenté en Alsace. Là aussi, le coût reste élevé : près d'un million d'euros pour 100 m2.

 

"Bellegarde est un prototype de ce que nous allons décliner dans des gares plus importantes. Les performances thermiques et écologiques figurent désormais haut dans notre cahier des charges", annonce Sophie Boissard, directrice générale de gares et connexions, le département créé par la SNCF voici un an pour gérer et développer ses 3 000 stations.

 

BIOCLIMATIQUE


D'une échelle supérieure à celle de Bellegarde, les futures gares TGV de Besançon et de Belfort-Montbéliard pousseront la logique encore plus loin, déployant panneaux solaires, puits canadiens, géothermie et serre bioclimatique high-tech. Les nouvelles stations ne sont pas seules concernées. La SNCF doit agrandir et restructurer en profondeur au moins cent de ses gares dans les dix ans qui viennent. Un programme d'investissement chiffré à 5 milliards d'euros.

 

Parmi les priorités : rendre vivables des bâtiments où règne un froid glacial en hiver et qui deviennent une vraie fournaise en été. Pas question pour autant de transformer les halls de gare en thermos climatisés toute l'année, sur le modèle des terminaux d'aéroports. "C'est inenvisageable pour nous d'un point de vue financier et c'est une aberration d'un point de vue écologique", souligne Mme Boissard.

"L'enjeu, ici, c'est d'apporter un confort au public sans coûts prohibitifs", résume Etienne Tricaud, directeur général délégué d'AREP, l'agence de conception de la SNCF. C'est là qu'intervient la boîte à outils de l'architecture bioclimatique expérimentée à Bellegarde.

 

Le dôme en coussins d'éthylène tétrafluoroéthylène (ETFE), un polymère dérivé du Teflon, économique, léger, recyclable et résistant, crée une serre au-dessus de la coupole en bois de la gare. L'hiver, l'air chaud de la serre sera pulsé dans le hall par une ventilation basse vitesse pour maintenir une température de 16º C sans consommation d'énergie supplémentaire. L'été, la serre crée un effet de cheminée qui évacue la chaleur au profit de l'air à 10º C issu d'un puits provençal. "Ce dispositif génère 40 % d'économies d'énergie", précise Etienne Tricaud.

 

Ce confort "écologiquement correct" est d'autant plus important que, dans la stratégie de la SNCF, la gare du XXIe siècle doit élargir ses fonctions pour se réinventer en "pièce maîtresse de la ville durable". Gares et connexions veut faire de ses stations non seulement le pôle d'échange de tous les moyens de transports (TGV, TER, tramways, bus, voiture...), mais un mini-centre-ville en soi, mixant bureaux, centre d'affaires et commerces variés, services médicaux, crèches, points de livraison...

 

"RÉPONSE AUX ENJEUX"


"C'est clairement le modèle que je veux porter : c'est une réponse aux enjeux de densité, de mixité des fonctions, de maîtrise des mobilités", argumente Sophie Boissard, pour qui "cette logique fait sens, notamment pour les quarante gares régionales".


Cette diversification a aussi le mérite d'être très rentable et de financer une partie de la modernisation des infrastructures de la SNCF. Sans les 10 000 m2 de galeries marchandes ajoutées au programme, la rénovation de la gare Saint-Lazare, qui doit s'achever en 2011, aurait été difficile à boucler.

Reste que les gares sont de fait au centre d'une renaissance de l'urbanisme.

 

Dans bien des villes, le quartier de la gare, longtemps abandonné aux hôtels borgnes et aux sex-shops, est le théâtre d'une nouvelle dynamique urbaine et économique. "La dégénérescence de la gare et de son quartier était liée au tout-voiture. Les réflexions sur la relocalisation des activités en centre-ville et la génération de richesse que cela entraîne ont inversé la donne", estime Mme Boissard.

La tendance est mondiale. Au Japon, où les opérateurs de transport sont aussi d'importants aménageurs, les gares sont les véritables points de centralité de la ville, groupant commerces et services.

 

En Suisse, ce sont carrément les Chemins de fer fédéraux (CFF) qui choisissent les activités autorisées à voisiner avec la gare pour composer une mixité urbaine. Même aux Etats-Unis, c'est autour des gares que les "Transit Villages", comme Richmond et Fruitvale, en Californie, réinventent la ville américaine dense, mixte et piétonne.

 

Grégoire Allix
Source: lemonde.fr


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Publié le Lundi 28/06/2010

Article paru dans l'édition du 28.05.10






Qu'est-ce qu'un emploi vert dans une ville du Sud ? Invité à la table ronde de l'OCDE « Villes et croissance verte », mardi 25 mai, à Paris, le gouverneur de Jakarta, Fauzi Bowo, a évoqué « la perspective d'une métropole de 10 millions d'habitants, très vulnérable au changement climatique, où l'éradication de la pauvreté reste la priorité numéro un ».

Comme les villes du Nord, Jakarta investit dans les transports en commun : bus au gaz et, en 2016, une première ligne de métro, de quoi faciliter l'activité tout en réduisant les rejets de CO2, dont les véhicules sont les premiers responsables.

 

Mais elle développe aussi des actions adaptées à l'économie informelle. La mégapole a ainsi réduit de 30 % le volume de déchets en confiant la collecte, le tri et le recyclage aux communautés elles-mêmes, qui vendent le compost et les matières premières récupérées, y compris à des multinationales comme Unilever. « Nous n'avons pas accès au solaire, à l'éolien, aux technologies de pointe, mais les emplois verts peuvent aussi être low-tech », observe M. Bow

 

Source: lemonde.fr



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Publié le Mercredi 23/06/2010

***Zoom sur le petit éolien en milieu urbain

 

Ces dernières années, les petites éoliennes sont devenues plus communes et nous les rencontrons actuellement en zones urbaines. De la même manière que pour le photovoltaïque, les éoliennes urbaines produisent de l’électricité sur site, évitant toutes pertes de transport et permettant également de répondre aux exigences de production d’électricité verte.

 

Etat de l’art de la petite éolienne :

 

Ces éoliennes peuvent être de petites éoliennes classiques (axe de rotation de l’hélice parallèle à la direction du vent, on parle d’éolienne à axe horizontal), mais aussi des éoliennes à axe vertical (axe de rotation perpendiculaire à la direction du vent). Ces dernières sont plus résistantes au vent et n’exigent pas de dispositif particulier d’orientation au vent.

L’énergie produite est toutefois diminuée de 20 à 50% suivant les sites. Cependant l’électricité produite est injectée directement dans le réseau ce qui évite toute perte lors de son transport (effet Joules) et permet ainsi de répondre aux besoins directes des bâtiments.

 

L’implantation dans les villes :

 

Les hauts bâtiments ou les tours semblent offrir des grandes possibilités pour capter des vents avec de plus grande vitesse.

 

L’enjeu est de concevoir une petite éolienne ayant un système non complexe tout en ayant une structure peu élevée et facilement intégrable au bâtiment. Par ailleurs, l’éolienne doit également minimiser ses conséquences sur la pollution sonore et visuelle qu’elle engage sur le paysage urbain.

 

L’intégration peut se faire aussi bien au sol que sur toiture (sur bâtiment public, industriel, collectivités…). On note également la multiplication des projets visant à intégrer des éoliennes à axes verticales dans les infrastructures urbaines, comme c’est le cas pour le projet Wind’IT qui vise à intégrer des éoliennes Darrieus sur des pilones électriques.

 

Les innovations à venir :

 

De part, sont intégration directement au réseau, l’éolienne urbaine est beaucoup moins exposée au problème du stockage de l’énergie (à la différence du solaire). Ainsi,  les principales améliorations portent essentiellement sur l’alliance entre esthétique, performance et absence de nuisance sonore.



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